Sunday, 25 February 2018

***AU BOUT DE MES LÈVRES exclusive EP premiere***

AU BOUT DE MES LÈVRES
'L'ivresse de l'eau' EP
exclusive premiere
For fans of: Commuovere, Les Deux Minutes De La Haines and Daïtro
buy cassettes soon from Le Blast Records
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Welcome to the exclusive premiere of AU BOUT DE MES LÈVRES first EP 'L'ivresse de l'eau'. Below are the five tracks along with a brief synopsis and lyrics/thoughts by Gabriel. You'll be able to order from the Le Blast Facebook page (by messaging them) and the first run will be on a mere 17 copies. My friend, drummer of AU BOUT DE MES LÈVRES and the person behind Le Blast Records is Gabriel Wagner. He reached out to me a few weeks back about premiering his new project and before I even listened to it I knew that I was hella down. He had this to say about the album:
"Consider this a demo. We had to record with a bass that was not well adjusted, and the guitar and drums were both recorded live. We're still proud of what was written (songs 1 and 3) in only one jam, and recorded the next jam. The fifth song was written and recorded in about 30 minutes, with both interludes being written and recorded live. So I think it sounds good considering all of that."

(2018) AU BOUT DE MES LÈVRES - "Merdes et papiers froissés" (from 'L'ivresse de l'eau')
The opener is chill and kinda reminds me of La Nausée, Lonely Animals and Commuovere all mixed into one, as they are all bands that Gabriel has taken part it, so they're pretty reasonable comparisons. The dreamy screams dip heavily into European screamo midway through the song and drive it home until 2:15.
I. "Merdes et papiers froissés Expirons ensemble sur ces boulevards sans mouvement ni commerce où puisse s’endormir le soleil. Posons-y nos têtes et laissons pourrir les souvenirs au fond de l’étang. Ne te jette pas au creux du désert, par peur de me voir perdre pied. Regarde-moi. Longe mes pas. C’est la seule importance. Nos doigts ont parcouru tant de brèches. Pourquoi donc s’acharner à balayer la cendre crématoire des bustes poussiéreux de nos mémoires? J’ai vu le vent la ramener tant de fois. J’ai vu nos larmes, au second jour de l’enfance, se souiller de temps. Je voudrais que tu saches la légèreté que me vaut ton silence. Je voudrais que tu voies toutes les ordures – merdes et papiers froissés – lancées dans ta fosse. À ton image."

(2018) AU BOUT DE MES LÈVRES - "À nos amours" (from 'L'ivresse de l'eau')
This is a three-minute ambient/noise track with audio clips from Maurice Pialat's 1983 film by the same name. It's awkward, uncomfortable and claustrophobic.
II. À nos amours Dialogue tiré du film « À nos amours » (Maurice Pialat, 1983)

(2018) AU BOUT DE MES LÈVRES - "Au seuil des départs" (from 'L'ivresse de l'eau')
My favourite of the five songs, three three is very screamy and the most Commuovere sounding of the album, which is good because I am still a little grief-stricken that the band has ended. It's 1:14 of chaotic screamo with insane drumming and a bit of restraint in the guitar section.
III. "Au seuil des départs Face au mur nous parvient le vague où nous nous heurtons sans relâche. La coque trop mince, abimée par nos cœurs qui battent au rythme de l’attente. J’espère encore cet au-delà, celui des vitres claires où se perdent couleurs vives et instants de lumière. J’espère encore qu’un jour s’exilent ces pensées fangeuses qui enserrent mon crâne. Au gré de vastes marées; d’appels sans résonnance. Envahi par cette impression d’être au seuil des départs, je vois, transfiguré, l'horizon de nos petites morts. Notre goût de liberté a fui au fil de l'eau."

(2018) AU BOUT DE MES LÈVRES - "-" (from 'L'ivresse de l'eau')
The second of the two noise tracks, it's isolated guitar with an eerie distant and reverb soaked sound amidst children playing, and floats effortlessly around the stratosphere for 2:03.
IV. – (…)

(2018) AU BOUT DE MES LÈVRES - "L'ivresse de l'eau" (from 'L'ivresse de l'eau')
The title track is mostly pretty jazzy stuff with multiple people talking over it, and it's pretty decent but I was dying for one more banger.
V. "L’ivresse de l’eau Baignant doucement le fil des jours; Au cœur des fluides fragiles et sereins de l’attente, Se dépliaient, béats, les membres sclérosés. Mais demeurent des rumeurs d’écœurement, En ces dômes entachés de cent mille voix, Où s’entrechoquaient jadis choses pointues et ternes. Et pourtant, Le calme. ------------------------------ Autour de moi diminuèrent les remous, et j’observai, sans grand étonnement, ma peau se détacher de l’eau – dans un court bruit de succion. Tout m’avale. Je sentis le sol me couver sous la chaleur de son corps infini, puis disparut l’atmosphère. Je n’arriverais bientôt plus à respirer; Je me voyais déjà, enveloppe vide et transparente, Inhabitée; Objet errant à l’ombre de l’écrasement de la chair. C’est par mon ventre que je suis avalé."

  

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